|
La mise en œuvre de la nouvelle gouvernance dans les établissements de santé constitue un sujet de préoccupation et d’interrogation pour de nombreux acteurs hospitaliers.
Initiée par les pouvoirs publics sur un mode expérimental avant d’être intégré dans le corpus législatif, la réforme vise avant tout à redonner aux acteurs de terrain la possibilité de décider et de s’organiser sur une base contractuelle, afin de faciliter le parcours du patient.
Cet objectif n’est pas sans effets sur l’organisation des établissements et le positionnement des acteurs. Qu’ils soient administratifs, médicaux ou soignants, les responsables hospitaliers voient leur positionnement évoluer, les lignes hiérarchiques se modifier et les modes de collaboration se transformer.
La gouvernance se fonde sur des règles nouvelles du jeu collectif, avec une vision plus horizontale du management.
Le directeur des soins, qu’il soit en position de coordonnateur général ou non, n’échappe pas à cette transformation. Malgré un exercice professionnel bien encadré par la réglementation, son rôle et ses missions sont fortement impactées, son positionnement sur l’échiquier évolue, les modes de collaboration et de coopération naviguent sans cesse entre hiérarchique et fonctionnel, avec l’entrée en scène de nouveaux acteurs dans le processus décisionnel.
De nombreux débats ont lieu depuis la mise en place des premières expérimentations. Dans certains établissements, l’organisation en pôles s’est faite bien avant que l’on parle de gouvernance. Les acteurs y ont acquis de ce fait un regard nouveau sur l’organisation, avec une évolution des positionnements et une redistribution des rôles.
Les débats sur la nouvelle gouvernance sont teintés de craintes, d’incompréhension voire de scepticisme sur la capacité de la réforme, une de plus diront certains, à répondre à l’attente exprimée. Les situations vécues et les expériences sont très diverses. Certains directeurs des soins vivent la réforme comme une opportunité et ont vu leur positionnement évoluer dans un sens très favorable. D’autres vivent des situations plus douloureuses où l’existence même de la fonction et leur place dans l’institution sont remises en cause et ils s’interrogent avec raison sur leur avenir et celui de la fonction.
Dans ce contexte, l’Association Française des Directeurs des Soins s’est mobilisée pour répondre aux interrogations des uns et des autres, pour mutualiser les expériences et élaborer ainsi son positionnement officiel sur la nouvelle gouvernance.
Sur la base d’un questionnaire adressé à tous les adhérents, discuté au niveau des régions, les délégués régionaux ont fait remonter au Conseil d’Administration la synthèse des débats.
L’objectif de ce travail de consultation des adhérents était de recueillir des éléments permettant d’élaborer un document de cadrage définissant la position officielle de l’Association sur la place et le rôle du directeur des soins dans la nouvelle gouvernance.
A cet effet, l’ensemble des délégués régionaux et des suppléants se sont réunis en séminaire de travail les 14 et 15 juin 2007 à PARIS.
La réflexion, conduite avec l’aide d’un organisme extérieur et notamment la participation d’une juriste, a donné lieu à l’élaboration du présent document qui a été adressé à tous les délégués pour discussion dans les régions, présenté au Conseil d’Administration du 6 juillet 2007 et présenté à l’Assemblée Générale qui se tiendra le 3 octobre 2007 dans le cadre des Journées Nationales de VANNES.
Le processus de validation se poursuivra sur les régions jusqu’au 15 janvier 2008.
A l’issue de ce processus de validation, le présent document vaudra position officielle de l’AFDS.
Il sera suivi ultérieurement par un travail de fond consistant à rédiger un référentiel d’activités et de compétences du directeur des soins.
|